Au 31 mars 2026, les États-Unis sont confrontés à une forte hausse des prix du gaz, désormais supérieurs à 4 $ le gallon. Cela représente le niveau le plus élevé depuis 2022, lorsque les tensions géopolitiques ont déjà perturbé les marchés pétroliers mondiaux. La hausse actuelle est largement attribuée au conflit en cours entre les États-Unis, Israël et l'Iran, qui a gravement affecté les chaînes d'approvisionnement en pétrole. La fermeture du détroit d'Ormuz, un point crucial pour les expéditions de pétrole mondiales, a été un facteur majeur contribuant à cette situation, entraînant une réduction substantielle des exportations de pétrole de la région. Cette perturbation a fait grimper les prix du pétrole à plus de 100 $ le baril, exerçant une pression à la hausse sur les prix du gaz au niveau national. La moyenne nationale pour l'essence ordinaire a atteint 4,02 $ le gallon, certains États connaissant même des prix encore plus élevés. Cette escalade a poussé l'Agence internationale de l'énergie à libérer 400 millions de barils de réserves dans le but de stabiliser le marché. Cependant, l'efficacité de cette mesure reste incertaine, compte tenu de la volatilité persistante dans la région. Le conflit a également entraîné des attaques directes sur les infrastructures énergétiques. En particulier, l'Iran a lancé une frappe de missile sur un pétrolier koweitien entièrement chargé près de Dubaï, déclenchant un incendie qui a ensuite été éteint. Cette attaque souligne la vulnérabilité des routes de transport maritime de pétrole et le potentiel de nouvelles perturbations. Les implications économiques plus larges sont significatives. L'augmentation des coûts du carburant devrait accroître les dépenses pour les biens et services, y compris la nourriture et le transport, ce qui pourrait entraîner des pressions inflationnistes. De plus, le conflit a tendu les relations entre les États du Golfe, des pays comme le Qatar expulsant des diplomates iraniens et réévaluant leurs stratégies de défense. La situation reste fluide, avec un potentiel d'escalade supplémentaire et un impact continu sur les marchés énergétiques mondiaux.